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Salers : au cœur du volcan cantalien

Cet itinéraire a été suivi le samedi 7 juin 2003, à l'occasion de la première journée de la sortie Artense 2003 :

Cette journée est traditionnellement la plus longue : les participants sont arrivés la veille et aspirent à rouler. Généralement, ils ne sont pas déçus par l'Auvergne ! Le matin et l'après-midi sont prévus respectivement 78 et 115 kilomètres. Ces kilométrages peuvent paraître courts, mais les routes empruntées ne permettent pas de dépasser le 40 km/h de moyenne et les 3h40 de Google Maps sont un peu optimistes.

Dans un premier temps, l'itinéraire rejoint les gorges de la Dordogne pour un itinéraire sinueux avec des points de vue sur la vallée. Il passe sur le pont de St-Projet qui dans un décor de bout du monde enjambe la retenue du barrage de l'Aigle qui occupe désormais la vallée encaissée de la Dordogne.

Le trajet passe ensuite par Mauriac pour rejoindre la ville médiévale de Salers vers 11h. Là, si vous en avez l'occasion, une visite guidée par le propriétaire de la maison de la Ronade (la plus vieille de la ville) sera l'occasion d'apprendre les anecdotes historiques de cette cité qui a donné son nom à une race bovine, un fromage et… un apéritif à base de gentiane.

Il est conseillé de déjeuner à Salers. En 2003, c'est l'hôtel du Bailliage qui nous avait accueilli, car il dispose d'un vaste parking.

L'après-midi l'itinéraire fait découvrir le volcan du Cantal. Il rejoint le pas de Peyrol, plus haut col d'Auvergne, qui commande l'accès au massif du Cantal et verrouille tout circuit touristique de découverte du massif du Cantal.

Depuis le col, on peut accéder par un sentier aménagé au sommet du Puy Mary, mais le parcage des véhicules est apocalyptique en été. Le panorama du Puy Mary est magnifique. Il permet de prendre conscience des dimensions de l’édifice volcanique et de son état de délabrement dû à l’érosion.

Les grandes vallées glaciaires qui rayonnent autour du Puy Mary ont profondément labouré le géant. Le volcanisme du Cantal s’est étendu sur plusieurs dizaines de millions d’années et s’est achevé il y a 2,7 millions d’années (datation des roches du plomb du Cantal).

C’est le plus grand édifice volcanique d’Europe avec ses 80kms de diamètre. Le Cantal est un strato volcan, c’est-à-dire que plusieurs phases de volcanismes se sont empilées les unes sur les autres pour former l’édifice.

Au départ, l’effondrement du socle cristallin a provoqué la formation d’une caldeira d’où sont sorties les laves. La caldeira cantalienne est trois fois plus vaste que celle de l’Etna. Ses contours sont peu visibles car elle est comblée par les cendres volcaniques qui atteignent 1000 à 2000 mètres d’épaisseur par endroit.

Les reliefs actuels sont des vestiges de cheminées ou de coulées de lave dégagés par l’érosion. Le cône de cendres qui devait flirter avec les 3000 mètres d’altitude a été entièrement déblayé par l’érosion glaciare de l’ère quaternaire.

L'après-midi sera consacré à sillonner le massif en passant d'un versant à l'autre pour bénéficier de points de vue différents mais toujours magnifiques… quand il fait beau.